Chez mes grand parents, j'ai eu l'occasion de voir le film Beethoven. Je voudrais faire un petit paragraphe argumenté dessus. Ce film est un film typiquement américain : la famille de gentils, tous blonds, tous pas moches, le père vaillant, la mère bienfaitrice, la soeur adolescente au copain plein de piercings et qui vont à un concert avec la jeep du père du copain, et là si vous suivez encore vous êtes sacrément forts moi-même je sais plus où j'en suis ! Et pour finir, deux petits charmants bambins à bouclettes blondes, l'un mâle, l'autre femelle. Ouf, c'est fini pour la famille des gentils. Ah oui, il faut ajouter bien sûr le chien Beethiven, aux joues pendantes, au regard vaillant et au poil vif ; et sa charmante compagne, dont le nom m'échappe (hé oui désolé je n'ai vu que la fin du film), mais qui a un corps de rêve, une mâchoire d'acier, les jambes fortes et poilues, et le museau rose.
C'est tout pour les gentils. Enfin, je n'ai vu que la scène finale. Donc c'est tout pour les gentils présents dans la scène finale.
Passons aux méchants.
Pour commencer, ils ont des têtes de méchants. Il sont deux. Un couple qui sent le crime et la débauche à des kilomètres à la ronde, d'ailleurs ils ne sont même pas catholiques, contrairement à la famille Gentil. Donc, deux. Un homme, une femme. Commençons par décrire la femme. Elle n'est pas du tout féminine. C'est le "cerveau" de la bande. Elle a un piercing raté au nez, les cheveux raides et noirs, des vêtements douteux, et elle parle avec une voix rauque, typique de la méchante. L'homme, quant à lui, a une tête de gros abruti. Il est aux ordres de la femme (en plus !), est armé d'un gros bâton, et d'une veste de cuir ou de jean, je ne sais plus, mais peu importe : il a le look d'un méchant. Dès qu'on les voit, plus de doute, c'est eux les méchants (plus de doute, sauf si on est américain). Evidemment, comme tout méchant, ils s'en prennent aux gentils. Mais je parlerai de la scène finale dans le prochain article. Après l'intermède.